Directeur artistique du festival : René Bosc
Un dimanche à 18h, un concert de création musicale (19ème édition): pourquoi ce jour là ? Pour 3 raisons principales :
1. Witold Lutowslawski (1913-1994)
2. Pierre Charvet
3. Steve Reich
et 2 secondaires de fait :
1. Roger Tessier
2. Magnus Lindberg
La Partita de Witold Lutowslawski est beaucoup plus intéressante que le concerto pour violon de Schoenberg, et les affinités avec cette oeuvre sont beaucoup plus nombreuses. Certes le compositeur n'est pas contemporain puisque décédé, mais Schoenberg non plus, donc je reste cohérente. Très belles couleurs, et petit moment de sonate avec piano seul au sein même d'une partition orchestrale bien agencé. L'ennui est parfois redoutée dans les oeuvres contemporaines. Pas d'ennui ? Alors oeuvre réussie et intéressante (contrairement au concerto pour violon de Schoenberg...)
Regardez-le ! donc.... ce morceau de Charvet : drôle de petit nom pour cette oeuvre mêlant ordinateur et petit orchestre. Le chef appuie sur la touche pad, et partage la direction pour le coup avec un ordinateur portable. Une fois lancé, une mesure pour rien avec du texte électronique, et hop, les musiciens attaquent. Des recherches sonores intéressantes. Je n'avais jamais réellement entendu d'oeuvre de ce compositeur et producteur sur France Musique. Seule question restée pour le moment sans réponse : quelle marge de manoeuvre reste-t-il au chef ? L'ingénieur du son derrière sa console au milieu du parterre a t-il un quelquonque pouvoir sur la bande installée dans l'ordinateur ?
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Enfin, City Life de Steve Reich, un incontournable de la musique contemporaine composée en 1995. "L'idée selon laquelle n'importe quel son peut-être utilisé comme élément d'une oeuvre musicale." Donc, utilisation de 2 synthétiseur numérique, des bribes de conversations, des klaxons, des claquements de porte, des coups de frein, des signaux sonores de métro, des coups de marteau, des alarmes de voiture, des battements de coeur (prenants et saisissants !), des sirènes de pompier et de police. Je vous préviens, si vous décelez tout ce beau bruit, chapeau ! L'oeuvre est tellement riche que plusieurs écoutes s'imposent !
Pour évoquer brièvement les deux autres oeuvres. Les Songs from North and South de Magnus Lindberg recelaient de belles couleurs, uniquement pour voix de jeunes filles (ici la Maîtrise de Radio France que j'ai au moins entendu). LEs accents de musiques traditionnalles sont intéressants. Mais son concerto pour violon m'a davantage marqué.
Quand à La Mémoire de Narcisse de Roger Tessier...Que dire... Que j'ai au moins vu le compositeur présent dans la salle, et que je n'arrive pas à me remémorrer une attention, un moment musical (pourquoi parler de thème dans la musique contemporaine ! Attention, sujet tabou et polémique !)
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